Les Chevaliers du Comté de Boulogne

Association de reconstitution historique XIVè et XVè siècle, corsaire XVIIIè et Premier Empire


    J'ai vécu sous le mur.

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    Carminax II

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    J'ai vécu sous le mur.

    Message  Carminax II le Lun 26 Nov - 19:53

    Au début, j'avais beaucoup de clients, puis....
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    Eudoxie

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Eudoxie le Lun 26 Nov - 21:00

    Etes-vous un montreur de serpents ?



    Sommes nous repartis dans le monde antique ?
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    Houllefort
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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Houllefort le Mar 27 Nov - 13:49

    est-ce un médecin? chirurgien? barbier?
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    Eudoxie

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Eudoxie le Mar 27 Nov - 14:35

    Le mur est-il le mur d'Aurélien ?

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    Carminax II

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Carminax II le Mar 27 Nov - 16:25

    Antiquité ? Oui.................................. Vers la fin !
    Montreur de serpent ? Non................. Tentant, mais non !
    Mur d'Aurélien ? Non.......................... Plus au nord !
    Médecin, chirurgien, barbier ? Non...... Ma clientèle ne faisant cure de la médecine (sauf après des fois)
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    Eudoxie

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Eudoxie le Mar 27 Nov - 19:33

    Cher, Cher Double Carminax,

    Je n'ose y penser... mais votre énigme a-t-elle quelque chose à voir avec la prostitution ?



    ... normalement... hors les murs...

    Le Nord de Rome est-il la Gaule ? (Oups pardon je ne le fais pas exprès Embarassed )
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    Carminax II

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Carminax II le Mar 27 Nov - 21:06

    Chère, très chère, vous pouvez oser.
    Par contre, on va dire plus au nord de la Gaule.
    Sinon bravo pour l'analogie érectile de notre beau pays ! On la ressortira celle-la, sois en sûre !
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    Robin

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Robin le Mer 28 Nov - 0:28

    Le mur serait peut être bien le mur d'Hadrien ?

    Comme je doute qu'il y est beaucoup de bordel sous le mur en lui même, d'autant que les tourbières écossaises ne se prêtent pas aux maisons troglodytes...

    Est ce que ça se passe sous le règne de l'empereur Hadrien ?
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    Robin

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Robin le Mer 28 Nov - 0:35

    En fait, Hadrien à fait promulguer un "édit perpétuel" en 131, qui interdit au maître de vendre un esclaves à une maison de prostitution sans l'accord du juge. (idem, interdiction de vendre à un laniste.)

    Donc les maison de gladiateur et les maison de passe de l'empire devait avoir vachement moins de main d’œuvre, et donc moins de client...


    C'est tordu non ?
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    Carminax II

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Carminax II le Mer 28 Nov - 7:53

    J'ai vécu sous le règne du mur d'Hadrien, oui !
    Mais c'est pas l'endroit où j'étais, plus au sud !
    Quant à la prostitution, ça c'était avant, après je suis devenue beaucoup plus sage !
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    Carminax II

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Carminax II le Mer 28 Nov - 8:12

    Sinon Robin, c'est pas si tordu que ça, car si il y a eu à cette époque une montée du christianisme, c'est parce qu'à cause de l'édit, les client se sont reconvertis et se sont vu en curé avec calotte pour pouvoir profiter des enfants de cœur à défaut de prostitués (moins nombreuses).
    Enfin ! C'est une théorie, comme dirait Eudoxie : Tant qu'il y a la Gaule, y-a de l'espoir !
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    Eudoxie

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Eudoxie le Mer 28 Nov - 11:34

    S'agit-il alors du mur romain de Londres, beaucoup, beaucoup plus au Sud que le mur d'Hadrien, et beaucoup, beaucoup plus au Nord que Rome ?



    Ou bien votre prostituée repentie pourrait-elle être Marie-Madeleine qui ne devait pas être bien loin du mur de Jéricho (bien que je ne sache absolument pas le situer ni par rapport au mur d'Hadrien, ni par rapport à Rome)... ?

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    Eudoxie

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Eudoxie le Mer 28 Nov - 11:39

    Une autre Marie-Madeleine ... qui a l'air tellement serein...



    Dernière édition par Eudoxie le Mer 28 Nov - 13:12, édité 1 fois
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    Carminax II

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Carminax II le Mer 28 Nov - 11:56

    Le mur d'Hadrien, c'est bon !!!!!!!
    On a situé l'époque, c'est tout, c'est fini !
    Il n'y a plus de mur à chercher, sauf celui où je me tape la tête dessus !
    je suis effectivement une prostituée repentie.
    Et, indice supplémentaire, je fais partie des 712 !
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    Eudoxie

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Eudoxie le Mer 28 Nov - 19:16

    Cher, Cher Double Carminax,

    Vous m'éparpillassez : "Les 712 t à 2,49€ se sont retirés quand l'achat de 100 t à 2,50€ a été traité. Puis ils sont revenus une seconde après
    Donc les robots sont là. C’est très bon signe
    "

    Je ne vois et ne connois pas d'autres 712 : 400 ne conviendrait-il pas mieux ?

    Sur le blog des 400 culs
    Mais où sont les putes d'antan ?
    Filles de joie, pierreuses, lorettes, filles à soldats, marmites, filles publiques, hétaïres, radeuses, catins, péripatéticiennes, horizontales, grues, boucanières, paillasses, morues, gotons, pouffiasses, amazones, professionnelles, filles soumises, tapins, fleurs de macadam, belles de nuit, asphalteuses, marchandes d’amour, turfeuses, ménesses ou gagneuses… La plupart des noms qui désignaient les prostituées ne sont plus en usage de nos jours. On dit “pute”, et voilà tout. Il n’y en a pourtant pas moins qu’avant, peut-être même plus, mais il est devenu si mal vu de s’en “payer” une qu’on préfère passer ça sous silence. Aujourd’hui à Paris, une exposition rend hommage à ces femmes que le tout-Paris fréquentait gaiement jusque dans les années 40, dans des maisons closes de luxe classées par les guides touristiques au rang de “must-see”.
    “Le "Chabanais", le "One Two Two", le "Sphinx" et tant d'autres: les maisons closes furent les hauts lieux du Paris de la Belle Époque et des Années folles. Univers de luxe et de volupté, de kitsch et de mondanités, ces maisons reflétaient un art de vivre et d'aimer nourri de tous les désirs et de toutes les excentricités.” La galerie Au Bonheur du Jour (située juste en face de l’illustre N°12 de la rue Chabanais, dont la loi Marthe Richard ferma les portes en 1946) vous invite à “redécouvrir ces mondes disparus, sur le mode d'une promenade coquine et nostalgique dans ces lieux mythiques, dont les somptueux décors faisaient voyager les filles et leurs clients de l'Inde au Japon, de la Chine à Venise. Elle permettra aux collectionneurs et amoureux des maisons d’illusion de découvrir et d'acquérir une collection unique de photographies signées Brassai, André Zucca, Atget, Gaston Paris, Doisneau, etc.”
    L’exposition dévoile l’intérieur du célèbre bordel du 30 de la rue Lepic (maison spécialisée dans les fessées), du 9 rue de Navarin (très connu pour ses fantaisies sado-masochistes) mais aussi de bordels masculins. Les photos de Tableaux vivants (reconstitutions de scènes érotiques par des prostituées) jouxtent celles de lingeries du fameux catalogue DIANA-SLIP, 1932, destiné aux maisons luxueuses. Des peintures réalisées pour orner les alcôves côtoient des objets inattendus: la canne-cravache du One Two Two portant le nom de la fouetteuse «Flora», une poignée de porte de bordel 1900 en bronze, un heurtoir de maison close pour hommes, une dague de défense, une ceinture de chasteté et une curieuse “visionneuse enfermant des «mirages», ainsi que des cravaches, badines et plaques décoratives en bois sculpté”.
    “Toutes ces photos, dessins, peintures et curiosités, illustrent la vie quotidienne dans ces maisons, scènes vénéneuses des amours tarifés, mais aussi théâtre d’une vie sociale brillante où le champagne coulait à flots, entre le frou-frou des élégantes et le va-et-vient des messieurs et le ballet des tenancières”. Créatrice de la galerie Au Bonheur du Jour, Nicole Canet fait elle-même figure d’œuvre d’art au milieu de ses collections érotiques. Cette ancienne danseuse de cabaret, reconvertie dans les curiosa, amasse depuis près de 30 ans les témoignages les plus extravagants de la vie sexuelle de nos arrière-grands-parents… Elle adore dévoiler ses trésors. Sa galerie est d’ailleurs aménagée en boudoir. On y entre comme dans un appartement de cocotte, saisi par le parfum qui imbibe les tentures et les toiles, les lourds catalogues reliés et les jolis meubles à bibelots, avec l'impression de faire un bond spatio-temporel en arrière. Ça fait rêver.
    Bien malgré elles, les prostituées ont toujours fait rêver. En 2002, Régine Desforge rappelle que leur présence continue de hanter certains quartiers: il y a dans le Marais, “une rue au joli nom bien trompeur, la rue du Petit-Musc, qui en porta un autre avant que la morale bourgeoise ne s’en offusquât. C’était, au XIVe siècle, une petite artère où les prostituées exerçaient leur métier; d’où son nom d’alors, la Pute-y-muse…”. Le nom est joli, mais qu’on ne s’y trompe pas. Il cache une réalité souvent atroce. Les femmes qui se livrent à la prostitution sont –dans leur immense majorité– des esclaves sexuelles privées de tous les droits et contraintes de subir le martyre. “A Rome, rappelle Régine Desforge, les filles publiques portaient une mitre et une toge ouverte sur le devant. Leurs vêtements étaient jaunes, couleur de la honte et de la folie.” Dans l’occident chrétien, la prostituée reste un objet de répulsion.
    Même le XIXe siècle, qui donne aux prostituées un statut de quasi-stars (les demi-mondaines deviennent des héroïnes d’opéras et de livres), les maintient cependant au rang de serpillères spermatiques. C’est “le siècle qui a le plus défendu la vertu, la féminité accomplie, et le plus institué la prostitution, avec les maisons closes, explique Bruno Remaury, anthropologue et auteur du Beau sexe faible. La féminité est toujours vue comme ambivalente: à la fois sublime, accomplie, parfaite; et malsaine, inquiétante, maléfique. Tout homme riche peut entretenir une femme destinée à son plaisir. Il a donc réellement à sa disposition les deux faces de la féminité: l'épouse vertueuse et la courtisane.” A la première échoit la mission de procréer de beaux enfants sains. A la seconde… celle de purger l’homme. “Le XIXe a de l'hérédité une vision primaire: on considère qu'un bandit aura des enfants bandits. Ainsi, la prostitution a du bon, au sens où, comme un évier, elle fait s'écouler les descendances bâtardes et dégénérées.”
    Voilà donc à quoi servaient les prostituées des bordels. Marthe Richard savait de quel enfer il s’agissait quand elle réclama la fermeture des maisons closes. Ancienne prostituée, avant de devenir conseillère de Paris à la Libération, elle déposa en 1945 un projet de loi prévoyant leur suppression. La loi fut adoptée le 9 avril 1946. Depuis, les femmes/les hommes qui s’adonnent à la prostitution n’ont plus que le trottoir pour lieu de travail. Ou leur clavier d’ordinateur. Avant, enfermées dans des maisons capitonnées, ils/elles faisaient rêver. Maintenant, jeté(e)s par la loi Marthe Richard dans la rue ou sur internet, ce sont des travailleuses du sexe. Leurs conditions de vie sont toujours aussi précaires. Sous prétexte d'améliorer leur sort, la loi n'a fait que les rendre invisibles. Les voilà maintenant vouées à la semi-clandestinité, à l'ombre, à la honte, au déni et au silence. On appelle ça le progrès.

    Exposition Maisons Closes, du 28 octobre au 31 janvier 2010.
    "Bordels de femmes. Bordels d’hommes. 1860-1946.
    "



    je ne suis pas sûre de tout comprendre votre prostituée repentie du IIe siècle est-elle écossaise ?
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    Carminax II

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Carminax II le Mer 28 Nov - 20:08

    Que vous vous éparpillassez me paraît logique vu la teneur de votre texte.
    Aide 1 : Les 712 sont un peuple (en 2007)
    Aide 2 : C'est pas l'Ecosse (hachement plus au sud), c'est dans un pays qui est toujours prêt à exploser (surtout en ce moment)
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    Robin

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Robin le Mer 28 Nov - 23:48

    Serait il possible que cette prostituée samaritaine repentie, martyrisée à héliopolis en 114, que nous fêtons le 1er mars de l'an,...ait un nom qui siérait aussi bien à une apothicaire que nous connaissons bien ?

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    Eudoxie

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Eudoxie le Jeu 29 Nov - 7:08

    Cher Robin,

    Il y a en tout cas un petit air de ressemblance :



    Mais c'est quoi les 712 : les descendants des croisés ? des phéniciens ? au Liban...
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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Robin le Jeu 29 Nov - 10:24

    Les 712, sont les samaritains.

    En 2007, ce peuple comprenait 712 personnes. Il n'ont plus de pays depuis un bout de temps il faut dire, et ils ont été longtemps les souffres douleurs de leurs patelins.
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    Eudoxie

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Eudoxie le Jeu 29 Nov - 10:54

    Merci cher Robin....

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Carminax II le Jeu 29 Nov - 13:22

    Hé oui ! Chère samaritaine, la réponse est Eudoxie !!!
    Avouez que Robin vous a volé la vedette ?
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    Eudoxie

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Eudoxie le Jeu 29 Nov - 13:59

    Et bien, elle est au moins aussi "pleureuse" que moi, Sainte Eudoxie... J'adorerais pouvoir faire autant de miracles qu'elle... même si je devais y perdre la tête...


    "D’origine samaritaine, la Sainte Martyre du Christ, Eudoxie, vivait à Héliopolis, en Phénicie du Liban, sous le règne de Trajan (96-116). Comme elle était dépourvue de toute connaissance de Dieu, elle s’était laissée entraîner à la débauche et avait livré à la prostitution son corps que le Créateur avait orné d’une rare beauté.

    Nombreux étaient ceux qui venaient de loin et offraient de fortes sommes d’argent pour jouir de ses charmes, si bien qu’elle avait acquis par ce honteux commerce une immense fortune et elle vécut dans l’insouciance jusqu’au jour où un moine, nommé Germain, qui était arrivé en ville pour affaire, vint loger dans la maison voisine. Le soir, après avoir chanté l’Office dans sa chambre à l’heure prescrite, comme s’il se trouvait dans son monastère, Germain se mit à lire à haute voix un livre qui décrivait le Jugement dernier, les châtiments des pécheurs et les récompenses des justes. En entendant ces terribles paroles, Eudoxie fut tout ébranlée, sa conscience s’éveilla de la torpeur dans laquelle l’avaient plongée de si longues années passées dans le péché et elle versa pendant toute la nuit des torrents de larmes.

    Au matin, elle se précipita vers Germain et, tombant à ses pieds. elle l’implora avec larmes de lui indiquer la voie du salut. Après l’avoir dûment catéchisée, en père spirituel prudent, celui-ci la renvoya chez elle, pour qu’elle éprouve sa résolution pendant une semaine de retraite et de prière. Comme elle priait de nuit en versant quantité de larmes sur sa vie passée, Eudoxie vit soudain une grande lumière et l’Archange Michel descendit pour la conduire au ciel où l’assemblée des élus l’accueillit avec joie, alors qu’à l’extérieur le diable, sous la forme d’un être gigantesque, noir et répugnant, accusait Dieu d’injustice pour avoir accepté si rapidement le repentir de cette femme débauchée. Une voix très douce se fit alors entendre du haut du ciel, qui disait : « Tel est le bon plaisir (eudokia) de Dieu : recevoir avec compassion les hommes qui se repentent. » Et, sur l’ordre de Dieu, l’Archange ramena Eudoxie dans sa demeure, en lui promettant l’assistance de la Grâce pour les combats qu’elle aurait dès lors à mener contre le péché.

    Pleine de joie et de confiance en la miséricorde du Seigneur, Eudoxie fut baptisée par l’Evêque de la cité, Théodote, et, suivant scrupuleusement les instructions de son père spirituel, elle remit avec empressement sa fortune acquise dans l’iniquité à un Prêtre, afin qu’il la distribue aux nécessiteux, puis, ainsi délivrée de l’attachement au monde et de tout souci, elle alla rejoindre Germain qui la fit admettre dans un monastère féminin situé non loin du sien.

    Dès son entrée dans le stade de la vertu, la Bienheureuse montra un zèle ardent pour effacer par l’ascèse et par les larmes du repentir toutes traces de ses anciennes passions. Elle portait constamment, sans jamais la changer, la tunique dont elle avait été revêtue à son baptême ; elle apprit le Psautier par coeur et faisait de la prière et de la méditation de la Parole de Dieu sa nourriture, de préférence à tout autre aliment terrestre. Par cette conduite admirable et cette belle transformation, elle reçut du Seigneur le pouvoir d’accomplir des miracles et, à la mort de la supérieure, elle fut élue par la fraternité pour lui succéder.

    En ce temps-là, ayant appris que la belle Eudoxie avait rejeté les plaisirs de cette vie et le culte des idoles pour tourmenter son corps par amour du Christ, certains de ses anciens amants la dénoncèrent auprès de l’empereur, l’accusant d’utiliser sa fortune pour construire, dans le désert, des refuges pour les Chrétiens rebelles à son autorité et à la religion de l’Empire. Lorsque le dignitaire envoyé par l’empereur et les trois cents soldats de son escorte voulurent pénétrer dans le monastère de la Sainte, ils en furent empêchés par une force divine et, après avoir tourné autour de l’enceinte pendant trois jours, en cherchant vainement l’entrée, ils furent frappés de mort, à l’exception du magistrat et de trois soldats.

    Quand l’empereur apprit ce lamentable échec, il envoya son propre fils pour arrêter la Sainte. Mais celui-ci fut frappé par Dieu et mourut après avoir été jeté à bas de son cheval. Sur le conseil d’un ancien amant d’Eudoxie, le souverain éploré écrivit alors à la Sainte pour lui demander d’intercéder afin que son fils revienne à la vie. Eudoxie lui répondit avec humilité, protestant de son impuissance à accomplir de tels miracles, et elle fit trois signes de croix sur la lettre en la refermant. Dès que le messager apporta la missive au palais devant le cadavre du prince, celui-ci reprit vie, et l’empereur et toute la cour s’écrièrent : « Grand est le Dieu des Chrétiens, qui accomplit de telles merveilles ! » On raconte même que le souverain se fit baptiser avec un grand nombre des siens, et que le prince ressuscité devint par la suite Archevêque de la cité, alors que sa soeur, Gélasia, prenait le voile dans le monastère de Sainte Eudoxie.

    L’empereur Adrien (l17-138), qui prit la succession, était un farouche adepte de l’idolâtrie. Il envoya à Héliopolis un gouverneur, célèbre pour sa cruauté, nommé Diogène, lequel avait été fiancé à Gélasia et que la fuite de sa promise avait mis dans la plus grande haine à l’égard d’Eudoxie. Sitôt installé, il envoya cinquante hommes d’armes pour se saisir de la Sainte. Alors que ceux-ci étaient encore en route, le Christ apparut à Eudoxie et lui annonça que l’heure était venue pour elle de remporter la couronne du Martyre. Elle se rendit alors dans l’église, prit sur elle une parcelle de la Sainte Eucharistie et, accueillant les soldats avec calme et dignité, elle les suivit sans offrir de résistance. Sur le chemin, un Ange la précédait, tenant un flambeau allumé, sans que les païens s’en rendent compte.

    Après l’avoir laissée pendant quatre jours en prison, sans recevoir ni nourriture ni boisson, on l’amena au tribunal, le visage couvert, et dès qu’on lui retira ce voile une lueur éclatante en resplendit, provoquant un cri de stupeur dans l’assistance. La Sainte répondit avec audace aux questions du gouverneur et l’invita à mettre son dessein à exécution, sans perdre de temps en de vains interrogatoires. On la somma de choisir entre trois solutions pour avoir la vie sauve : adorer les idoles, revenir à son ancien mode de vie ou remettre sa fortune au trésor public. Eudoxie déclara qu’il était absolument exclu pour elle de retourner à sa vie passée, maintenant qu’elle avait connu la vérité, et qu’elle n’était plus maîtresse de l’argent qu’elle avait distribué. Sur l'ordre de Diogène, quatre hommes se saisirent d’elle et l’accablèrent de coups pendant deux heures entières ; puis, comme ils tentaient de la dénuder afin de l’attacher au poteau de torture, ils trouvèrent sur elle le coffret contenant la Sainte Communion. Lorsque le gouverneur tenta de l’ouvrir, une flamme s’en dégagea, qui consuma tous ceux qui se trouvaient aux alentours et qui laissa Diogène à demi paralysé. Comme il tombait à genoux en priant le dieu Soleil de le délivrer de ce sortilège, un éclair fendit le ciel et le laissa raide mort sur le sol : Pendant ce temps, un Ange rayonnant descendait du ciel et s’entretenait avec la Sainte, après l’avoir chastement recouverte d’un voile. Un soldat qui avait été témoin de cette scène, saisi de repentir, alla la détacher et la pria d’intercéder pour ceux qui venaient d’être frappés par la colère de Dieu, afin qu’ils recouvrent la vie et puissent se repentir. Prise de compassion, Eudoxie se mît en prière et aussitôt les morts ressuscitèrent, provoquant la conversion d’une grande partie de la population.

    La Sainte resta en ville quelque temps pour enseigner le peuple, et elle accomplit encore d’autres miracles, jusqu’au jour où, Diogène étant décédé, un nouveau gouverneur, nommé Vincent, s’installa à Héliopolis, avec la ferme décision d’en finir avec la célébrité importune d’Eudoxie. Il envoya des soldats dans sa résidence et ceux-ci lui tranchèrent la tête, sans autre forme de procès, lui offrant ainsi la satisfaction de son désir le plus cher : l’union définitive avec son Epoux céleste. Par la suite, les Reliques de Sainte Eudoxie accomplirent de nombreux miracles qui témoignèrent pour des générations de Chrétiens de la puissance du repentir
    ". (RioDeDeus.Com).

    En fait, je me suis obstinée à considérer l'indication "vivre sous le mur" comme un lieu et non comme une période...

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    Carminax II

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Carminax II le Jeu 29 Nov - 14:12

    Vous faites déjà des miracles, rien qu'en faisant perdre la tête à d'autres, très chère Eudoxie !
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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Eudoxie le Jeu 29 Nov - 16:32

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    Re: J'ai vécu sous le mur.

    Message  Carminax II le Ven 30 Nov - 9:02


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